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Problème : Le système de sécurité sociale belge est à bout de souffle avec plus de 520 000 salariés en invalidité, un record historique. Face à cette situation, le gouvernement a instauré la réforme “Retour au Travail 2026”, transformant l'incapacité de travail en un enjeu de responsabilité active.
L'absentéisme pèse déjà lourd sur les finances : selon SD Worx, il coûte en moyenne 1.600 € par an et par collaborateur en coûts directs. Mais attention, l'inaction administrative a elle aussi un prix. Entre la nouvelle 'contribution de responsabilisation' de 30% et le durcissement du trajet de réintégration, le coût global de l'absentéisme menace directement la trésorerie des entreprises.
Lors de notre récent webinaire, vous avez été nombreux à poser des questions très précises. Voici les réponses aux 9 questions les plus brûlantes pour naviguer dans ce nouveau paysage législatif.
Non. La nouvelle cotisation de solidarité (30% de l'indemnité maladie durant les mois 2 et 3) ne s'applique qu'aux incapacités de travail débutant à partir du 1er janvier 2026. Si un collaborateur est tombé malade en 2025 et que son absence se prolonge en 2026, vous ne paierez pas cette cotisation pour lui.
Rappel important : Cette sanction financière ne vise que les entreprises de 50 travailleurs et plus. Certains statuts spécifiques (étudiants, flexi-jobs, intérimaires) en sont également exonérés.
Non, l'obligation n'est pas rétroactive. Les nouvelles règles strictes du "Trajet 3.0" (obligation pour l'employeur de lancer la procédure avant le 6ème mois si un potentiel est détecté) concernent les incapacités débutant dès le 1er janvier 2026. Pour les malades de longue durée dont l'absence a commencé avant cette date, les anciennes règles restent applicables.
Oui, c'est même encouragé.Bien que le trajet formel ait des échéances strictes, l'employeur a tout intérêt à maintenir le lien. La réforme permet d'ailleurs à l'employeur de demander une évaluation du potentiel dès 8 semaines, ce qui brise le tabou du silence durant les premiers mois.
Si vous avez moins de 20 travailleurs, vous n'êtes pas soumis à l'obligation automatique de lancer un trajet de réintégration au 6ème mois, et vous ne risquez pas l'amende administrative. Cependant, vous (ou le travailleur) pouvez toujours demander un trajet de réintégration ou une visite de pré-reprise de manière volontaire pour faciliter le retour.
La réforme est sévère pour le travailleur qui ne joue pas le jeu.En cas d’absences injustifiées répétées (notamment à partir du 1er mars 2026 pour le contact physique obligatoire), le travailleur risque la suspension de ses indemnités jusqu’à régularisation.
Pour les entreprises de 20 travailleurs et plus, si un "potentiel de travail" a été identifié par le médecin du travail et que vous ne lancez pas le trajet formel avant le 6ème mois : Vous risquez une sanction de niveau 2, soit une amende administrative pouvant aller jusqu'à 2.000 € par travailleur concerné.
On parle de rechute si le travailleur retombe en incapacité pour le même motif dans les 8 semaines qui suivent sa reprise du travail.
C'est la nouvelle notion clé. Il s'agit de la capacité présumée du travailleur à effectuer un travail adapté ou un autre travail. Ce n'est pas l'employeur qui le décide, mais le médecin du travail, via une estimation qui peut être demandée dès la 8ème semaine d'absence. Si ce potentiel est positif, il déclenche l'obligation de lancer un trajet de réintégration.
La meilleure réintégration, c'est celle qu'on n'a pas à faire.Une fois que le collaborateur est en arrêt long, les coûts (salaire garanti, remplacement, cotisations, amendes) s'accumulent et les chances de retour au travail diminuent drastiquement. La stratégie gagnante est d'investir dans la prévention primaire : détecter les signaux faibles (désengagement, commentaires négatifs, baisse d'énergie) avant que l'arrêt maladie ne tombe.
C’est ici qu’une solution comme eBloom prend tout son sens : en structurant l’écoute active, vous agissez sur les causes racines avant que l’absence ne devienne un coût.
La réforme retour au travail 2026 force les entreprises belges à devenir des "acteurs" plutôt que des "payeurs". En utilisant la technologie pour détecter les signaux faibles et en formant vos managers, vous transformez vos coûts cachés en marge nette.
Chaque organisation est unique. Si vous souhaitez une analyse personnalisée de l'impact de l’absentéisme dans votre entreprise, discutons de vos risques actuels pour identifier les meilleurs leviers de prévention pour votre situation, prenez rendez-vous avec un de nos experts.

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